1. Définition & importance
La relation médecin–malade est le fondement du soin.
Elle combine :
- Science (diagnostic, traitement)
- Éthique (respect, autonomie, confidentialité)
- Humanité (écoute, empathie, présence)
Elle influence directement :
- la confiance,
- l’adhésion au traitement,
- la qualité et la sécurité des soins,
- le pronostic.
2. Modèles de la relation
- Paternaliste : le médecin décide ; patient passif.
- Informatif : médecin informe ; patient choisit seul.
- Partenarial (moderne) : décision partagée.
- Humaniste : prise en compte des émotions, valeurs, contexte social.
3. Dimensions essentielles
- Cognitive : information claire, vulgarisation.
- Affective : reconnaissance des émotions.
- Éthique : autonomie, dignité, justice.
- Sociale/culturelle : contexte de vie, croyances.
- Symbolique : médecin = sécurité, savoir.
4. Compétences relationnelles du médecin
- Écoute active : silence, reformulation, validation émotionnelle.
- Empathie : comprendre sans fusionner.
- Authenticité : sincérité, congruence.
- Langage adapté : éviter jargon, expliquer simplement.
- Communication non verbale : regard, posture, ton de voix.
5. Obstacles à la relation
Côté médecin : stress, fatigue, préjugés, manque de temps.
Côté patient : anxiété, méfiance, incompréhension.
Institutionnels : saturation, manque de confidentialité.
Conflits : attentes irréalistes, refus de traitement, erreurs.
6. Éthique dans la relation
- Consentement éclairé
- Confidentialité
- Bienfaisance / non-malfaisance
- Justice
- Décision partagée
- Annonce éthique des mauvaises nouvelles (SPIKES)
7. Communication médicale
Étapes clés :
- Accueil
- Recueil du motif
- Explication du diagnostic
- Décision thérapeutique partagée
- Conclusion + vérification de compréhension
Outils : Calgary–Cambridge, reformulation, SBAR.
8. Relation à l’ère numérique
- Accessibilité, suivi facilité
– Risque de déshumanisation
→ Maintenir présence, regard, empathie même en téléconsultation
9. Message final
La relation médecin–malade n’est pas un acte secondaire :
C’est le premier traitement, et souvent le plus puissant.
Elle repose sur la confiance, l’écoute et l’humanité.